auteur : Jean-Pierre Georges
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neuve

« Tout a une fin », j’entends cette sentence éculée sur le trottoir devant la boulangerie ; elle entre en moi neuve et scintillante comme une épée.

Jean-Pierre Georges, L’éphémère dure toujours, Tarabuste, p. 26.

David Farreny, 27 juin 2010
obstacle

Le plus grand obstacle à ma sexualité : la sexualité des autres.

Jean-Pierre Georges, L’éphémère dure toujours, Tarabuste, p. 37.

David Farreny, 27 juin 2010
orgueil

La vanité conduit à se pavaner, l’orgueil à se cacher.

Jean-Pierre Georges, L’éphémère dure toujours, Tarabuste, p. 46.

David Farreny, 27 juin 2010
orgueilleux

— Ne me ménagez pas, dites-moi la vérité.

— Vous ne pouvez pas l’entendre, vous êtes trop orgueilleux pour accepter une vérité qui ne blesse ni ne loue.

Jean-Pierre Georges, Jamais mieux, Tarabuste, p. 38.

David Farreny, 11 juin 2024
pardi

Que ferait-on si l’on ne devait

exister qu’à ses propres yeux

rien pardi

Jean-Pierre Georges, Je m’ennuie sur terre, Le Dé bleu, p. 35.

David Farreny, 16 juin 2006
parfaire

Faire, parfaire et oublier.

Jean-Pierre Georges, Jamais mieux, Tarabuste, p. 58.

David Farreny, 11 juin 2024
passoire

Je ne sais plus que verser des larmes sur chaque journée perdue, sur du temps enfui que je devrais pourtant retenir dans ma passoire de poète.

Jean-Pierre Georges, Aucun rôle dans l’espèce, Tarabuste, p. 116.

Élisabeth Mazeron, 28 juin 2006
pèlerin

Conduire une auto, avec le soleil matinal dans les yeux, sur une départementale. Campagne blanche, gelée, chauffage à fond. Qu’importe que ce soit pour signer un papier rayant 33 ans de ma vie. Chaque instant apparu du fond de l’éternité foudroie d’innocence le pèlerin du temps.

Jean-Pierre Georges, L’éphémère dure toujours, Tarabuste, p. 16.

David Farreny, 27 juin 2010
pensées

Il se nourrit des pensées des autres, ce qui ne l’empêche pas de crever de faim.

Jean-Pierre Georges, Jamais mieux, Tarabuste, p. 73.

David Farreny, 22 juin 2024
périclitez

Passez nuages

pauvres heures

grosses nuées porteuses

de crépitantes

gifles froides

défilez

indigentes journées

années lugubres

périclitez

projets infimes

sombrez

passions naines

étiolez-vous

désirs

et surtout ne revenez

jamais

Jean-Pierre Georges, Passez nuages, Multiples, p. 8.

David Farreny, 20 août 2006
pointage

Quel que soit le nombre de jours qui te sépare d’une chose, la chose arrive. Voilà ce qui. Ce matin. Me rend maussade. Un jour n’est rien de plus qu’un accès au jour suivant ; tu avances d’un cran dans la file d’attente. De temps en temps c’est ton tour, pour l’amour, pour l’hôpital, pour la joie ou la déconfiture, la chance ou l’accident stupide. Inutile de se réjouir ou de s’affliger, c’est le sort commun. Tu refais la queue pour autre chose. Quand tu n’acceptes pas ce pitoyable pointage, cela s’appelle le suicide. Plus jeune la pensée du suicide me rassérénait : j’étais libre puisque je pouvais me tuer. Aujourd’hui je choisis librement de pointer, car au fond l’héroïsme n’est pas mon fort.

Jean-Pierre Georges, Aucun rôle dans l’espèce, Tarabuste, p. 115.

Élisabeth Mazeron, 28 juin 2006
polyvalent

Aujourd’hui l’artiste polyvalent se charge aussi bien de l’œuvre que de son commentaire… Mais me direz-vous la décence ? Eh oui, la décence…

Jean-Pierre Georges, L’éphémère dure toujours, Tarabuste, p. 91.

David Farreny, 27 juin 2010
posture

Moi aussi je dormirai bientôt dans mon fauteuil, ma vieille tête hideuse emportant tout le corps, et ma vie — dont nul n’aura souci — contenue dans cette dernière posture.

Jean-Pierre Georges, Jamais mieux, Tarabuste, p. 68.

David Farreny, 22 juin 2024
présent

Quand un jour tu te retrouveras devant la mort sur un lit d’hôpital, ce sera aussi du présent.

Jean-Pierre Georges, Jamais mieux, Tarabuste, p. 32.

David Farreny, 11 juin 2024
printemps

Printemps difficile : je ne fais pas ma montée de sève.

Jean-Pierre Georges, Le moi chronique, Les Carnets du Dessert de Lune, p. 55.

David Farreny, 11 mars 2008

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